
On distingue principalement deux types de territoires: les cantons germanophones avec des facilités en français et les communes de la Wallonie malmédienne avec des facilités limitées en allemand.
1.1 Le canton d'Eupen de la région dite «Nord Neubelgien» (Nouvelle Belgique du Nord): communes d'Eupen [= Eupen et Kettenis], Kelmis [= les deux Moresnet et Hergenrath], Lontzen [= Lontzen et Walhornet], Raeren [= Raeren, Eynatten et Hauset]). Le canton d'Eupen compte environ 41 000 germanophones (parlant le limbourgeois-ripuaire, un dialecte pouvant être considéré comme étant néerlandais ou allemand). On peut voir la carte de la région.
1.2 Le canton de Saint-Vith de la région dite «Süd Neubelgien» (Nouvelle Belgique du Sud): communes de Sankt Vith [= Sankt-Vith, Crombach, Lommersweiler, Schönberg et Recht], Bütgenbach [= Bütgenbach et Elsenborn], Büllingen [= Büllingen, Manderfeld et Rocherath], Amel [= Amel, Heppenbach et Meyerode], et Burg-Reuland [= Reuland et Thommen]. Le canton compte environ 28 000 germanophones (parlant l’allemand de la Moselle ou francique-moselle très parenté au luxembourgeois). On peut visualiser la carte de la région de langue allemande, en cliquant ICI, s.v.p.
On appelle ces deux cantons Neubelgien (ou «Nouvelle Belgique») parce que ce sont les territoires annexées après la Première Guerre Mondiale (à l'exception de Moresnet-Neutre). Les francophones ne forment qu'une minorité presque inexistante au nord, mais ils sont plus nombreux au sud (5 %). Ces communes offrent des facilités en français aux francophones.
Le territoire de la «Nouvelle Belgique» correspond à la région officielle de langue allemande et constitue la base territoriale de la Communauté germanophone.
Ces communes wallonnes mais «avec facilités limitées en allemand» sont au nombre de deux: Malmédy/Malmünd (Malmédy, Belleveaux-Ligneuville et Bevercé) et Waimes/Weismes (Waimes, Faymonville/Aussenborn et Robertville). Elles séparent géographiquement le canton d'Eupen du canton de Saint-Vith: On peut visualiser la carte de la région de langue allemande, en cliquant ICI, s.v.p. Sur une population de quelque 16 000 habitants, environ 20 % des habitants parlent l’allemand comme langue maternelle (soit 3200 locuteurs). Ces communes font officiellement partie de la région de langue française, mais elles bénéficient de facilités limitées (enseignement, administration, tribunaux) en allemand.
![]() |
3 Les communes de l'«Ancienne Belgique»La région germanophone dite de l’«Ancienne Belgique» (soit environ 42 000 personnes), qui ne bénéficie d'aucun droit linguistique, compte trois zones:
4 La répartition géographiqueComme nous le constatons sur la carte de gauche (écrite en partie luxembourgeois), l’aire germanophone de la Wallonie (Wallouneschen) est répartie entre ce qu’on appelle la Nouvelle Belgique (en blanc) et l’Ancienne Belgique(en gris): 4.1) L’Ancienne Belgique comprenant la Nordlech Albelsch (Ancienne Belgique du Nord) ainsi que la région d’Aubel; la Mëttelst Albelsch (Ancienne Belgique du Centre) ou région de Bochloz devenue aujourd’hui la commune de Gouvry et la Südlech Albelsch près de la frontière du grand-duché de Luxembourg; 4.2) La Nouvelle Belgique comprenant le canton d’Eupen au nord et le canton de Saint-Vith (Zent Väit en luxembourgeois) au sud; 4.3) Les communes malmédiennes (région de Malmédy). |