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République (grecque au sud) |
Capitale: Nicosie-Sud (166 000 hab.) |
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Depuis 1975, le territoire de la république de Chypre (ou Kypros, en grec) couvre la partie sud de lîle, cest-à-dire les deux tiers de sa superficie totale. La carte de gauche illustre la partition de lîle et montre le territoire de la république de Chypre, appelé «zone grecque». Cette partie du pays compte 602 656 habitants dont 94,9 % des habitants sont dorigine grecque, 0,3 % dorigine turque et 4,8 % dorigine arabe maronite ou arménienne. Les plus grandes villes sont Nicosie-Sud (166 000 côté grec), Limassol (143 400), Larnaka (64 000) et Paphos (34 200). La capitale, Nicosie, est appelée en grec Lefkosia daprès le nom de son fondateur Lefkon, fils de Ptolémée I. Nicosie est devenue la seule capitale européenne à être partagée militairement. Malgré les efforts répétés des Nations unies et les condamnations de la communauté internationale, cette partition dure depuis 1974. |
Des soldats turcs armés patrouillent le long de la ligne de partage qui entoure la vieille ville de Nicosie. Au bout des rues commerçantes, on voit des postes de sentinelle, des sacs de sable, des barils d’huile et des fils barbelés rouillés qui séparent les citoyens chypriotes-grecs des troupes turques. Au milieu, des soldats des Nations unies maintiennent une paix fragile et contrôlent la zone tampon.
Rappelons que la république de Chypre respecte encore, en principe, les dispositions de la Constitution de 1960. Cependant, depuis la partition, la république de Chypre nutilise plus le turc dans les affaires de lÉtat, mais elle ne la pas supprimé non plus.
Ainsi, les lois ne sont plus rédigées quen grec en raison de labsence des Chypriotes turcs, mais les lois anglaises adoptées avant 1960 demeurent valides.
2.1 L'Administration et la justice
LADMINISTRATION ne fonctionne plus quen grec, mais elle permet à sa petite minorité turque de quelque 1800 individus de requérir des services dans leur langue si la demande est jugée suffisante (à Nicosie).
La république de Chypre applique encore les articles 12.5 et 30 de la Constitution en matière de JUSTICE:
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Article 12 5) Quiconque est accusé d'un crime a les droits minimaux suivants:
Article 30 3) Quiconque a le droit:
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Cela signifie qu'un accusé ou un témoin a le droit d'utiliser sa langue, mais qu'il devra se contenter d'un interprète, la cour n'étant pas dans l'obligation de connaître une autre langue.
Dans le cas de la minorité arménienne, la Constitution garantit à tout individu le droit de se présenter devant un tribunal et de recevoir les services d'un interprète s'il ne comprend pas le grec (ou le turc). Dans ce contexte, l'usage de l'arménien est permis et ne peut pas être refusé. Tout document présenté en arménien dans une affaire judiciaire est recevable en tant que preuve.
2.2 L'éducation
Les écoles sont généralement de langue grecque, sauf pour les minorités, et langlais demeure obligatoire comme langue seconde. Les maronites, les Arméniens et les Turcs ne disposent que de quelques écoles. On compte trois écoles primaires à Nicosie à lintention des minorités arménienne, turque et maronite; plus nombreuse, la minorité arménienne dispose de deux autres écoles, une à Larnaca et une autre à Limassol. Les écoles arméniennes font partie des établissements NAREG et enseignent l'arménien, le grec et l'anglais Les écoles primaires des minorités sont financièrement soutenues par le gouvernement de Chypre, et ce, sans ingérence dans ladministration des cours et les affaires internes des écoles. Le ministère de l'Éducation et de la Culture fournit gratuitement à ces établissements les manuels scolaires. Parmi toutes les écoles des minorités, ce sont les Arméniens qui semblent les mieux équipés, car ils disposent même dune école secondaire, lInstitut éducatif de Melkonian, connu sous le nom de «La Petite Arménie», subventionné par l'État. Cette école est aussi devenue un centre international important pour lapprentissage de larménien. Actuellement, 32 professeurs y enseignent à près de 200 étudiants provenant de 21 pays du Proche-Orient, de lAmérique du Nord et de lAmérique du Sud. Cette école encourage le multilinguisme et l'enseignement est dispensé en arménien, en grec et en anglais.
Les Arabes maronites ont leurs écoles, maison y enseigne le grec.
Il y a beaucoup d'écoles privées à Chypre, mais, en raison du nombre peu élevé délèves appartenant aux minorités, elles sont destinées aux Chypriotes grecs. La République possède également une université bilingue (grecque et turque) qui a ouvert ses portes en 1992, et cinq universités techniques dispensant les cours en anglais. Cependant, en réalité, aucun Chypriote turc ne peut parler sa langue sur le campus ou fonctionner dans sa langue comme étudiant ou professeur. Tous les membres des minorités peuvent fréquenter gratuitement les universités chypriotes. L'administration et l'enseignement sont en exclusivement grec, sauf dans les départements de langue étrangère.
2.3 Les médias
Dans le domaine des médias, Chypre dispose de sept quotidiens grecs et dun en anglais (Cyprus Mail), de trois hebdomadaires grecs et dun autre en anglais. Les Arméniens possèdent trois petits hebdomadaires (Degekatou, Kyprahay Degekatou, Artsakan), un mensuel bilingue grec-arménien (Paros) et un périodique grec-anglais (Azad Tzayn). Les émissions radiophoniques et télévisées sont généralement en grec, mais il existe des stations privées de radio multilingues (grec, anglais, turc, arabe, arménien). La Radiotélévision de Chypre diffuse quotidiennement un programme multiculturel en arménien d'une durée d'une heure. Cette émission peut être captée par les Arméniens qui habitent en Grèce, en Bulgarie, au Liban, en Syrie et en Iran. À part ce programme, il n'existe aucune autre émission régulière en arménien.
En somme, la politique linguistique de la république de Chypre savère relativement simple. Cest une politique dunilinguisme grec qui permet néanmoins lusage des langues minoritaires dans la mesure où cest possible. Cependant, les minorités sont peu importantes, soit 5 %, et limitées à de très petites communautés de langue arménienne, arabe maronite et turque. Les droits linguistiques de nature sectorielle demeurent forcément limités dans leur application, mais ils existent. Bref, la république de Chypre n'a rien à se reprocher en ce qui a trait au traitement des minorités.
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