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QuébecInformations préliminaires |
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Capitale: Québec
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Le Québec est une province de l’est du Canada, limitée au nord par le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava, à l’est par le Labrador, le détroit de Belle-Isle et le golfe du Saint-Laurent, au sud par le Nouveau-Brunswick, le Maine, le New Hampshire, le Vermont, l’État de New York et l’Ontario et à l’ouest par l’Ontario, la baie James et la baie d’Hudson. La rivière des Outaouais forme une partie de la frontière avec l’Ontario (voir la carte agrandie). Le Québec s’étend sur 1930 km du nord au sud et sur 1610 km environ d’est en ouest. Avec 15,5 % de la superficie totale du Canada, c’est la plus vaste des provinces canadiennes (1,6 million km ²).Le Québec tire son nom du terme algonquin kebek signifiant «rétrécissement du fleuve», en référence à la partie du fleuve Saint-Laurent qui borde la ville actuelle de Québec, capitale de la province. Le terme est commun à l'algonquin, au cri et au micmac, et il a la même signification dans les trois langues. On trouve l'orthographe Quebeck en 1601, puis Kébec en 1609 et Québec en 1613 (par Samuel de Champlain). |
Parmi les dix provinces canadiennes, le Québec se distingue du fait qu'il est le seul État de toute l'Amérique du Nord dont la langue officielle, le français, est aussi celle de la majorité de la population. Alors que les groupes majoritaires ne se préoccupent généralement pas de leur survie, les francophones du Québec sont hantés par un profond sentiment d'insécurité linguistique, ce qui démontre qu'ils constituent une minorité au sein du Canada. Ce sentiment d'insécurité a été le déclencheur de tous les élans de fièvre nationaliste. La défense de la langue française constitue en effet la trame de fond du nationalisme québécois. En ce sens, le Québec apparaît comme une «société distincte» en Amérique du Nord.
Depuis la Conquête anglaise de 1763, l'insécurité linguistique a été causée par la dominance socio-économique de l'anglais, puis, à partir des années 1960, par la dénatalité chez les francophones, l'attraction exercée par l'anglais chez les immigrants et leur choix quasi exclusif de l'école anglaise, l'anglicisation marquée du monde du travail, etc. La concomitance de tous ces facteurs aurait dû, de toute évidence, incité les gouvernements à intervenir pour protéger le caractère français du Québec. Toutefois, comme nous le verrons, cette intervention a pris beaucoup de temps à se manifester et à se concrétiser.
Rappelons aussi que le français du Québec s'est toujours exporté à l'extérieur de la province, en Ontario, puis au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique. Il s’est aussi retrouvé au XIXe siècle dans le nord des États-Unis, particulièrement en Nouvelle-Angleterre, au Missouri et au Michigan. Les Québécois vont régulièrement grossir le nombre des minorités francophones des autres provinces canadiennes.
Avant d'aborder directement la question de la politique linguistique
du Québec, il paraît nécessaire de rappeler que le
Québec nest pas un État souverain et quil demeure juridiquement une
province canadienne «comme les autres» (il y en a dix!). Comme il constitue
la seule province francophone de tout le Canada et quil est soumis aux
mêmes dispositions de la Constitution canadienne dispositions quil
na pas nécessairement choisies , sa politique linguistique
pro-française risque
de soulever des controverses parmi la population majoritaire anglo-canadienne.
Le Québec forme une «société distincte», mais cette
différence contrarie la majorité anglaise du pays. En ce
sens, il y aurait lieu de comparer la politique linguistique du Québec,
non pas à celle de la France un État souverain avec laquelle
le Québec na rien de commun sauf la langue, mais plutôt à
celle dÉtats non souverains tels que la Catalogne (Espagne), le
Pays basque (Espagne), la province de Bolzano (Italie), le canton du Tessin
(Suisse), la province du
Sind (Pakistan), etc., qui se distinguent aussi par la langue dans leur
pays respectif.
| Le Québec | |||
Informations préliminaires |
La question démographique |
Le défi de l'immigration |
La politique linguistique du Québec et la Charte de la langue française |
Les modifications à la Charte de la langue française: les lois 178, 86, 40, 171 et 104 |
Les droits linguistiques de la minorité anglophone |
Les droits linguistiques des autochtones |
Conclusion |
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