§ 22 [version finnoise]
Lait ja asetukset, niin myös hallituksen esitykset eduskunnalle sekä eduskunnan vastaukset, esitykset ja muut kirjelmät hallitukselle annetaan suomen- ja ruotsinkielellä.
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FinlandeDonnées historiques |
République de Finlande |
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1 Les premiers peuplesCe sont les Lapons (aujourd’hui appelés «Sames») qui, vers 9000 ans avant notre ère, s’installèrent les premiers sur le territoire actuel de la Finlande. C'était un peuple de chasseurs, vivant essentiellement des produits de la pêche, de la chasse, de la pose de pièges et, en complément, de leur élevage de rennes. Il y a quelque 2000 ans, les Lapons formaient le peuplement principal dans toute la Scandinavie. À partir du Ier siècle de notre ère, les Finnois, parlant une famille ouralienne, arrivèrent d’Europe centrale, puis de Scandinavie et de Russie, pour s’établir en Finlande. Ils tissèrent des liens commerciaux avec les Vikings et fondèrent de nombreux comptoirs marchands. Dès les premiers siècles de l'arrivée des Finnois en Finlande, les Lapons furent chassés et refoulés vers le nord ou soumis à la servitude. Le résultat de cette retraite constante vers le nord, c'est que les Sames d'aujourd'hui n'occupent plus que la commune d'Utsjoki. |
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En 1155, le roi de Suède Éric IX Jedvarsson (dit «Éric le Saint») soumit la Finlande et introduisit le christianisme. En l'an 1216, le pape confirma le droit de la couronne suédoise d'acquérir des propriétés en Finlande qui devint ainsi une composante du royaume de Suède. Le droit et le système social scandinave s'imposèrent en Finlande sous l'influence de la Suède, mais c'est la Finlande qui apportait la contribution militaire la plus importante; celle-ci fut assujettie politiquement. Lorsque la reine Marguerite Valdemarsdotter imposa l'Union de Kalmar en 1397, soit la la réunion de la Finlande, du Danemark, de la Suède et de la Norvège, la Finlande fut pendant longtemps soumise aux politiques dynastiques des pays scandinaves. La noblesse suédoise obligea les Finlandais à payer de lourds impôts. La langue finnoise resta une langue subalterne tout au cours de la domination suédoise. En fait, le suédois et le latin étaient les seules langues d’enseignement; le suédois était l’unique langue officielle de l’Administration; le finnois restait la langue parlée par le peuple et les gens de la campagne. La seule langue écrite que les Finnois purent utiliser était le suédois, car la noblesse suédoise ne formait les cadres locaux qu’en suédois. On devine que la culture et la langue suédoises ont laissé de profondes empreintes sur la Finlande. |
À partir du XVIe siècle, les Finlandais subirent les invasions guerrières de la Russie et perdirent progressivement des portions de leur territoire. La guerre du Grand Nord de 1700 à1721 marqua l'effondrement de l'empire suédois, tandis que les russes occupèrent le territoire de la Finlande. Les dirigeants finlandais demandèrent alors le détachement du royaume de Suède. Finalement, les Russes abandonnèrent leur conquête.
Conformément au traité de Tilsit conclu en 1807 entre le tsar de Russie, Alexandre Ier, et Napoléon Ier, la Finlande revint officiellement au tsar de Russie. La Suède céda toute la Finlande et les îles d’Åland à la Russie, qui en fit en 1809 un grand-duché de l’Empire russe (figure 1). En réalité, le tsar de Russie devenait «grand-duc de Finlande» et devait reconnaître les libertés traditionnelles du pays, tandis que le Sénat finlandais jurait fidélité au souverain. En fait, les habitants du grand-duché de Finlande étaient des «sujets finlandais du tsar» avec leur propre citoyenneté. Afin de contrer les influences suédoises, le tsar accorda de nombreux privilèges à la Finlande et il la promut au rang des «nations». Pendant presque tout le XIXe siècle, le conquérant russe se montra conciliant et laissa une grande autonomie aux Finlandais tout en s’accordant un droit de veto sur les grandes décisions du pays; Helsinki devint la capitale à la place de Turku. Le finnois réussit à acquérir le statut de langue co-officielle avec le suédois en Finlande, tandis qu’un réseau d’écoles fut créé pour accroître le rôle du finnois dans la société, mais ces tentatives ne réussirent pas à contrebalancer la dominance du suédois et du russe. Pourtant, on estime que vers 1860 moins de 15 % de la population avait le suédois comme langue maternelle. Mais, à cette époque, la question de la langue des autorités ne constituait qu'une «matière administrative» et concernait fort peu le peuple lui-même, qui continuait à employer sa langue dans la vie de tous les jours.

Cependant, cette période dite libérale avec la Russie se termina brusquement. Lors de son accession au trône en 1894, le tsar Nicolas II (1894-1917) avait fait serment de respecter l'autonomie de son grand-duché de Finlande, mais il entreprit de modifier ce statut et de remettre en question le droit constitutionnel finlandais. La Russie mena alors une forte campagne de russification et l’usage du russe fut imposé dans plusieurs secteurs de l’administration, ce qui mit le feu aux poudres. Le tsar de Russie tenta même d’imposer l’usage du russe au Sénat finlandais. Les Finlandais réagirent en tentant de protéger le finnois dans l'enseignement et dans l'administration. Après la défaite des Russes contre le Japon (1906), le tsar dut libéraliser le régime et ralentir le processus de russification. Cependant, une nouvelle vague de russification envahit la Finlande en 1908, avec comme point culminant l'année 1912, alors qu'une loi sur l'égalité des droits fut adoptée, laquelle octroyait aux Russes de Finlande les mêmes droits que ceux de la population locale. Le tsar tenta d'introduire la législation impériale russe comme source de droit finlandais. Mais la loi ne fut jamais réellement appliquée et la russification échoua en raison du nombre peu élevé de russophones dans le pays (0,2 %).
Mais la tâche n'était pas facile de restaurer le statut du finnois dans une Finlande qui avait dû subir huit siècles de domination linguistique, à la fois suédoise et russe. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le statut du suédois ne fut pas remis en cause pour une raison bien simple: la bourgeoisie suédophone dirigeait encore le pays et ce fut même elle qui mena les mouvements politiques en faveur de l’indépendance de la Finlande. L'article 22 de la Constitution de 1919 proclama le suédois et le finnois comme les langues admises au Parlement:
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§ 22 [version finnoise] Lait ja asetukset, niin myös hallituksen esitykset eduskunnalle sekä eduskunnan vastaukset, esitykset ja muut kirjelmät hallitukselle annetaan suomen- ja ruotsinkielellä. |
Article 22
[traduction] Toutes les lois et tous les règlements, ainsi que tous les projets de loi du Parlement et les réponses, les propositions et tout autre acte de procédure du Parlement auprès du gouvernement doivent être rédigés en finnois et en suédois. |
On ne parlait pas encore de «langues officielles» ni de «langues nationales». Par la suite, le finnois et le suédois deviendront les «langues nationales» de la Finlande. La Constitution inscrivit le principe de l'obligation scolaire généralisée et de l'enseignement primaire gratuit. La loi sur la scolarité obligatoire fut promulguée en 1921. En 1922, la Finlande adopta la Loi sur les langues qui devait rester en vigueur jusqu'en 2003 après avoir été maintes fois modifiée.
La langue finnoise parvint ensuite à exercer graduellement sa prépondérance à la fois sur le suédois et sur le russe. Toutefois, le pays dut subir encore une fois l'invasion russe en 1939. Le traité de Moscou de 1940 mit fin à la guerre, mais imposa à la Finlande des pertes territoriales considérables et causa la ruine économique du pays. En effet, en septembre 1944, la Finlande dut céder Petsamo à l'URSS, y compris une partie de la Carélie au sud (figure 4) et, au nord-est, la commune de Salla (figure 4). En 1947, lors du traité de Paris, les clauses du traité accentuèrent encore le désastre économique de la Finlande qui fut contrainte de verser de lourdes compensations de guerre. La Finlande fut contrainte de vendre le Territoire de Jäniskoski–Niskakoski et sa centrale hydroélectrique, en échange du retour des investissements allemands en Finlande, confisqués par l'URSS.
La Finlande se libéra définitivement de la tutelle soviétique dans les années cinquante, alors qu'elle adhéra à l'Organisation des Nations unies en 1950, puis au Conseil nordique en 1960 et à l’Union européenne en 1995. Après le démantèlement de l’URSS (1991), les relations diplomatiques furent rétablies avec l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Finalement, le 1er janvier 1995, la Finlande adhéra à l'Union européenne. La première Constitution de la Finlande, celle de 1919, dite Forme de gouvernement de la Finlande, fut abolie lors de l’adoption de la nouvelle Constitution du 11 juin 1999 et dont l’entrée en vigueur était prévue pour le 1er mars 2000. De plus, la nouvelle Loi sur les langues (qui a abrogé celle de 1922) entrait en vigueur le 1er janvier 2004. En 2007, le gouvernement finlandais entreprit une réforme des structures municipales. De 446, le nombre des municipalités passait à 350 après les fusions prévues jusqu'en 2009. La réduction du nombre des municipalités allait entraîner un changement important du statut linguistique de nombreuses municipalités.