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L'approche du TLFQ dans son analyse
sociale de la langue : Les principes de base

· Ce qu'on appelle « français québécois » est une variété géographique de français formée de l'ensemble des mots, des prononciations et des tours syntaxiques qu'utilisent les francophones du Québec, incluant les emplois qu'ils ont en commun avec les Français de France. Cela signifie que « français québécois » réfère à une langue parlée sur un territoire donné, avec tous les niveaux et toutes les ressources d'une langue normale. Le français du Québec se situe à cet égard sur le même pied que le français de Belgique, le français de Suisse, le français de France, etc., qui ont chacun leurs caractéristiques liées à la géographie, à l'histoire et à la culture des pays où on les parle.

· Le français du Québec est une variété légitime de français, possédant une norme interne qui peut différer sur certains points de la norme du français de France et de celle de tout autre pays francophone. Que les Québécois disent barrer à la place de fermer à clef, chaise roulante à la place de fauteuil roulant, chiropraticien à la place de chiropracteur ou encore chialer à la place de râler n'indique pas qu'ils possèderaient à un moindre degré le génie de la langue française.

· Les linguistes doivent travailler à rendre leurs concitoyens responsables de leur langue en diffusant le fruit de leurs recherches et en créant des outils de référence rigoureux et bien documentés. Concernant la qualité de la langue, il faut abandonner l'approche paternaliste traditionnelle et considérer que les Québécois feront des choix d'autant plus pertinents qu'ils disposeront d'une information objective sur leur langue. Il est, dans cette orientation, important de travailler à faire disparaître chez eux le sentiment d'insécurité qu'on perçoit encore de temps à autre et qui freine leur élan.