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Dossiers de mots constitués à partir de la
documentation du fichier lexical du TLFQ

Nous réunissons ici quatre dossiers de mots qui ont été préparés par les chercheurs du TLFQ à partir de l'analyse de la documentation originale que livre le fichier lexical du TLFQ. Ces dossiers montrent que l'étude de l'identité québécoise passe nécessairement par l'approfondissement de son héritage linguistique.

1. Tableau illustrant l'évolution de la nomenclature relative à l'érable depuis le Régime français jusqu'à nos jours. Ce dossier constitue un véritable guide de lecture des textes anciens où il est question des diverses espèces d'érable. En effet, selon qu'on lit des manuscrits ou des textes influencés par l'usage populaire ou l'usage savant, le sens de mots comme érable et plaine, ou des composés formés avec ces mots, peuvent être complètement différents. Pour une pleine compréhension des textes antérieurs à l'usage actuel, il est nécessaire que les Québécois puissent compter sur un dictionnaire historique expliquant les origines et l'évolution de leurs usages anciens et actuels.

2. Synthèse de l'évolution de l'usage concernant les mots orateur / speaker / président, en parlant de celui qui dirige les débats au Parlement, puis à l'Assemblée nationale. Ce tableau synthétique fait voir que les Canadiens français ont constamment été tiraillés entre leur propre usage et celui de France, qu'on cherchait à leur imposer, notamment en ce qui a trait aux mots anglais à l'égard desquels leur sentiment était diamétralement opposé à celui des Français.

3. Synthèse de la concurrence historique entre à carreaux et carreauté, qui permet de voir qu'un usage proprement canadien s'est peu à peu imposé à la suite de la Conquête anglaise. Cette situation est révélatrice d'un changement social d'importance, qui s'explique sans doute par la diminution de l'influence parisienne (en raison probablement du départ d'une partie de l'élite française). La langue fournit ici sur la formation de notre identité collective un éclairage au moins aussi utile que la connaissance des événements historiques eux-mêmes. Par ailleurs, le changement linguistique observé prouve clairement qu'il existait sous le Régime français un usage canadien dominant, malgré le fait que les écrits d'avant 1760 ne permettent pas de le démontrer avec la même force (les textes étaient, dans une large mesure, écrits par des administrateurs français ou partageant les valeurs de la Métropole).

4. Dossier illustrant les deux sens qu'a connus le mot traversier: a. «personne dont le métier était de transporter des personnes ou des biens d'une rive à l'autre (du fleuve, d'une rivière)»; b. «embarcation ou navire servant à la même fonction». Le dossier rappelle l'existence d'une catégorie d'hommes de métier que les Québécois ont déjà oubliés (bien que Félix Leclerc en ait parlé encore en 1943) et illustre, à propos de l'appellation du bateau, comment l'usage s'est formé et s'est affirmé malgré l'opposition d'un groupe de puristes.